Installation du bureau de Bonaléa dans le Moungo
Le président national, Tomaino Ndam Njoya, a sacrifié à ce rituel ce 21 février 2026.
Avant le “oath of office”, le serment d’entrée en fonction , le serment d’engagement d’exercer pleinement et efficacement toutes leurs responsabilités en respectant les textes du parti, les membres du bureau départemental de Bonaléa et ceux d’un bureau d’arrondissement, ont été briefé par le président national de l’Udc sur des points précis: le devoir, la responsabilité, la transparence, le service, l’assistance du parti ou le rappel à la révision de la Constitution et du Vide électoral.
En premier lieu, en ce qui concerne le devoir, elle a indiqué que chaque citoyen doit être partie prenante dans la création des richesses du Cameroun. Que chacun doit recevoir sa part lorsqu’on partage les richesses du pays. “Nous voyons que nos richesses sont l’apanage d’un petit nombre”, s’est-elle offusquée. Les richesses du Cameroun doivent être partagées de façon équitable par tous les enfants du Cameroun. Elle a par la suite rappelé à tous qu’au sein de l’Udc, le vote est le premier devoir d’un citoyen. “Vous ne devez pas avoir peur de la politique. Vous ne devez pas être distants de la politique parce que la politique, c’est l’art de gérer la cité, c’est l’art d’organiser la société dans laquelle nous sommes les secteurs. “Si nous ne sommes pas là, il n’y a pas de Cameroun. La première richesse du Cameroun, ce sont les femmes et les hommes du Cameroun. La richesse du Cameroun, c’est sa diversité culturelle. Nous avons la chance d’être dans un pays où il y a la mer, la forêt, la savane, les montagnes”.
En deuxième lieu, elle a prescrit aux membres des deux bureaux de Bonaléa de s’organiser.. L’Udc est un parti organisé. “Si nous avons des maires, si nous avons des députés, ce n’est pas parce que le parti au pouvoir nous les donne, non! C’est parce qu’ à l’issue des élections, nous sommes organisés. Le Dr Adamou Ndam Njoya avait éduqué sérieusement le personnel de l’Udc”.
En troisième lieu, en ce qui concerne la responsabilité, Tomaïno Ndam Njoya a réitéré que le fait de prêter serment n’est pas un amusement. Loin de là. “ Vous qui allez être installés, vous allez prêter serment. Nous appelons ce serment, le serment démocratique et républicain, l’engagement démocratique et républicain parce que nous ne nous amusons pas. Ce que nous avons fait depuis que nous sommes arrivés ici que ce soit le discours que je suis en train de prononcer ou avant le vôtre”, entre autres, traduisent la foi et le respect en ce que font les militants et les sympathisants de l’Udc. C’est une grande responsabilité qu’il faut prendre au sérieux.
La transparence est un autre point sur lequel l’honorable Tomaïno Ndam Njoya a insisté. En politique, l’Udc ne fraude pas. “ Pour nous, c’est la transparence, c’est le respect des principes démocratiques, le respect d’autrui parce qu’ autrui, c’est nous. Nous organisons la société de manière durable, de telle enseigne qu’on soit là ou pas, nos enfants vont continuer.
C’est le message que je suis venue vous transmettre ici. Nous ne sommes pas en campagne. Nous sommes là pour vous dire merci, pour vous voir, pour installer ceux et celles qui veulent s’engager sur ce chemin avec nous.”
Le service, la révision de la Constitution et du Code électoral
En ce qui concerne le service, elle a invité les membres des deux bureaux à être humbles parce que l’humilité est très importante. La meilleure façon de prouver son savoir est de se mettre au service de la communauté. C’est servir l’être humain.
“ On va rester avec vous pour vous accompagner dans cette grande aventure dans laquelle vous vous êtes engagés avec l’Udc..Nous sommes fiers de vous et de vous avoir avec nous.”
En ce qui concerne la révision de la Constitution et du Code électoral, elle a déclaré que les membres du bureau peuvent croire que l’Udc jouera comme par le passé sa partition en vue de
la révision du Code électoral pour que le jeu démocratique soit transparent, “ et pour que nous puissions nous reconnaître à travers les élections. Nous n’avons pas reconnu les résultats de la présidentielle. Nous avons demandé qu’il y ait annulation parce qu’il y avait beaucoup de dysfonctionnements. Tant que nous n’avons pas adopté un nouveau Code électoral, nous ne pouvons pas organiser des élections transparentes au Cameroun.. Il en va de même de la Constitution du Cameroun. Depuis 1991, nous avons un projet de Constitution où le président doit faire un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Quand on est président de la République, on ne peut plus être président d’un autre parti politique. C’est la violation de l’article 5 de la Constitution du Cameroun. Le président de la République doit incarner l’unité nationale. Comment peut-on incarner cette unité nationale si on est président d’un parti politique ? Ce n’est pas tous les Camerounais qui sont dans ce parti politique. On aura l’occasion d’entrer dans tous ces détails. C’est ce que nous voulons transmettre comme valeurs républicaines et démocratiques.”
Léopold DASSI NDJIDJOU










