Interview de Tomaïno Ndam Njoya dans le cadre de la rédaction d’un livre autobiographique…
Interview menée par Léopold Dassi Ndjidjou
Date. Lundi 25 janvier à Essos à Yaoundé.
Publication projetée en mars.
Titre proposé : Tomaïno Ndam Njoya, telle que je suis !





« Je suis très content d’être ici aujourd’hui à cette grande exposition faite par ma nouvelle amie, le maire de Foumban, Honorable Tomaïno Ndam Njoya. Me concernant particulièrement, je suis le nouvel et le premier ambassadeur d’Indonésie avec résidence au Cameroun. pour moi, c’est très spécial de savoir qu’il y a un type de café à Foumban appelé » café arabica Java ». Je vais en savoir davantage plus tard. Ce café importé de mon pays qui peut bien produire à l’Ouest Cameroun! J’ai échangé longuement avec le Maire de Foumban sur les voies et moyens de travailler ensemble, de créer de meilleures opportunités pour l’apprentissage de la café-culture et d’autres méthodes et techniques agraires dans l’intérêt de l’Indonésie et du Cameroun. »
« Nous avons commencé en 2009 la première édition de la fête du café. Et la deuxième année portait sur la place de la femme dans le café. Aujourd’hui 15 ans après, à l’évidence nous nous rendons compte que la femme est sortie de la plantation. La femme aujourd’hui est exportatrice, elle est transformatrice, elle est productrice. Elle ne travaille plus seulement pour le compte d’un propriétaire. Nous sommes sur le chemin de la production en qualité et en quantité. Dans les années 1900 le Cameroun était la seule zone en Afrique avec du café qui venait d’Indonésie. De ce fait, le Cameroun a une responsabilité historique pour retrouver une production florissante. Dans le cadre de la Coopagro, du Syndicat des communes du Noun avec nos partenaires Cle en main, avec le ministère de l’Europe et et des affaires étrangères de France, aujourd’hui avec Monsieur l’ambassadeur de la République d’Indonésie qui a accepté notre invitation. Il est venu et nous a présenté son grand pays . Nous voyons que nous avons beaucoup de similitudes non seulement avec cette variété du café Arabica que nous avons multiplié ici à la plantation, « arabica Java ». L’ambassadeur a pu toucher du doigt l’évolution des femmes dans la filière à travers les formations de nos partenaires, notamment l’Acram(l’Agance des cafés robusta d’ Afrique et de Madagascar), le Cicc, l’Oncc, le Minader. Il faut garder l’espoir car il y a beaucoup à faire dans l’industrie du café. »
« Le ministre de l’Agriculture mène beaucoup d’efforts pour intégrer les femmes dans les filières café pour une relance et pour la croissance économique du Cameroun. Vous savez, les femmes ont toujours été mises à l’écart dans les cultures de rente, elles ont toujours été utilisées comme la main d’œuvre. Mais le ministre à travers le point focal genre milite vraiment pour que les femmes puissent intégrer les chaînes de valeur de la filière café pour pouvoir et booster non seulement la productivité et l’économie du Cameroun, mais aussi ameliorer les conditions de vie de la communauté. Voilà ce que le ministère fait à travers le projet de la relance de la filière café »
« Aujourd’hui, j’accuse la viellesse. La jeunessei ne veut pas prendre la relève. Les parents ne peuvent plus faire comme dans le temps. A l’époque ils avaient la force. C’est vrai, il y a eu la dévaluation, le coût du café a chuté, ce par quoi le café est passé. Mais aujourd’hui avec les efforts du Cicc, les efforts de l’Oncc, le Minader, tous sont derrière le café pour la reprise, mais la jeunesse continue de fuir. En dépit des formations lancées, on ne voit pas les jeunes surtout ici à l’Ouest. Au Centre, ça a pris. Si la jeunesse continue de fuir, cela va empirer la situation. »





