Ce Dimanche 17 Mai 2026 , l’Aéroport de Koutaba a retrouvé un moment de vie. Il a accueilli le départ des pèlerins du Noun encadrés par la structure du Groupe feu Nji Fifen Soulé (FOFIS) , en présence des autorités Administratives et Locales à savoir :
Monsieur le Secrétaire Général du Service du Gouverneur,
Monsieur le Préfet du Département du NOUN,
Monsieur le Sous-Préfet de l’Arrondissement de Koutaba,
Mme la Présidente du Syndicat des Communes du Noun Hon Tomaino Ndam Njoya,
L’Hon Député Mbouangouere Rainatou,
Monsieur les Maires de Koutaba, Malentouen, Kouoptamo,
Monsieur le Conseiller Régional Amidou Nyap Moumemi,
Les FMO…
Pour l’occasion, Élus et familles s’étaient rassemblés sur le tarmac. Un deuxième retour symbolique pour cette infrastructure qui n’avait plus reçue de vols commerciaux depuis plusieurs décennies.
Fidèle à sa démarche de fédérer les énergies locales, l’Hon Tomaino Ndam Njoya a réuni à Koutaba quelques  élus  du Département pour rendre un hommage collectif à Nji Fifen Soulé dont le groupe aura été le pionnier à braver les défis pour arriver à convaincre CAMAICO a venir chercher les Pèlerins à l’aéroport de Koutaba.
 Pour le Maire de Foumban, Présidente du SYCONOUN, il est évident que l’Aéroport de Koutaba en « jachère » est un gâchis national. Si l’Aéroport est opérationnel en période du Hadj, il faut tout simplement une mobilisation de tous les maillons de chaîne pour qu’il retrouve une activité régulière commerciale: les données exponentielles de mobilité urbaines dans les transports publics et le désenclavement dans le Noun, une partie du centre et de l’Adamoua, apporterait un rayon de soleil dans la vie des populations.
« Il s’agit de désenclaver, de sécuriser et de faciliter la mobilité de nos populations. L’Aéroport de Koutaba a les capacités d’emmener les pèlerins directement en Arabie Saoudite, exactement comme c’est le cas et possible au départ de Garoua par exemple.
Dans ce dossier comme dans bien d’autres, l’Hon Tomaino Ndam Njoya confirme sa posture de rassembleuse et de bâtisseuse. À la tête du Syndicat des Communes du Noun et de la Mairie de Foumban, elle s’attache à transformer les initiatives locales en projets structurants.
Son action sur le dossier de Koutaba illustre cette volonté : honorer la mémoire des grands serviteurs du Noun, mais surtout traduire leur héritage en solutions concrètes pour les populations.
En mobilisant ses pairs et en interpellant l’État avec clarté, elle contribue à donner au Noun une voix unie et audible. L’objectif reste constant : faire rayonner le Département, valoriser ses potentialités et améliorer concrètement le quotidien des habitants.
Le rendez-vous de ce dimanche montre qu’avec  la volonté et  la coordination, l’Aéroport de Koutaba peut redevenir un levier de développement. Reste maintenant à transformer cet élan ponctuel en dynamique durable.
L’Hon TNN  a tenu à saluer le travail du Commandant de l’aérodrome de Koutaba, en le rassurant de l’accompagnement du Syndicat des Commune du Noun, en renfort à la suite de la Commune de Koutaba : l’aéroport desservant au-delà de la Circonscription administrative.
Du Commandant  de Bord, M. Alexandre Fochivé ; pour l’Hon. TNN
« Il est un véritable Phénomène ! Un Maitre dans l’Art du Pilotage. Les deux décollages auxquels nous avons assisté ce jour étaient d’une Beauté et Grâce infinies. CAMAIRCO a beaucoup de chance de l’avoir »
Amidou Nyap Moumemi
À l’occasion du lancement officiel des activités marquant la célébration de la Fête nationale de l’Unité à Malantouen, il y a eu une grande  marche sportive  populaire le 13 mai dernier autour des personnalités de l’arrondissement, sous le parrainage du sous-préfet  Emadion Isaac Scobar.
Dans une boucle partie de la sous-préfecture pour y revenir, en passant notamment par le lycée technique, le quartier Njitebain, le marché central, Express Union et l’École Publique Groupe I. Cette marche a rassemblé hommes, femmes et jeunes venus de divers horizons, vêtus de tenues de sport, dans une ambiance  de fraternité et la convivialité. Sans distinction d’appartenance religieuse, ethnique, politique, autochtone ou allogène, les participants ont ainsi démontré leur attachement aux valeurs du vivre-ensemble et de l’unité nationale.
Prenant la parole à l’issue du parcours, le Sous-préfet  a salué cette mobilisation exceptionnelle des populations, qu’il a qualifiée de véritable illustration de la cohésion sociale et du vivre-ensemble prônés par les pouvoirs publics. Il a par ailleurs invité les habitants de Malantouen à préserver cet esprit d’unité, de paix et de solidarité tout au long des festivités et au-delà.
Ousmanou MFONTE

Interview de Tomaïno Ndam Njoya dans le cadre de la rédaction d’un livre autobiographique…

Interview menée par Léopold Dassi Ndjidjou

Date. Lundi 25 janvier à Essos à Yaoundé.

Publication projetée en mars.

Titre proposé : Tomaïno Ndam Njoya, telle que je suis !

Cela est fait à travers un communiqué signé ce 26 avril 2026, jour anniversaire par le président de l’Union démocratique du Cameroun (Udc).

26 avril 1991-26 avril 2026, il y a 35 ans que l’Udc était portée sur les fonts baptismaux par le Dr Adamou Ndam Njoya de regrettée et de bénie mémoire. Avec évidence, Tomaïno Ndam Njoya qui a été portée à la tête du parti à la 7ème Convention en octobre 2021 à Yaoundé, a saisi l’occasion pour inviter ses camarades à une introspection et une évaluation du chemin parcouru. Dans cette foulée, elle a rappelé aux militants et sympathisants que l’Udc demeure une formation politique cohérente , constante tant sur la vision que dans la dynamique des actions fondées sur les valeurs morales, la fidélité dans l’accomplissement de la mission qu’elle s’est donnée. Ainsi, elle a prescrit aux siens, face aux obstacles et nuisances posés par ceux qu’elle qualifie “d’ennemis de la République qui de tout temps, érigent en norme la personnalisation et la confiscation du pouvoir et des institutions”, d’avoir une conduite appropriée, calquée sur les exigences des textes du Parti. Elle demande aux militants de mettre fin à quelques actes qui déshumanisent; des actes qui, en République-État de Droit, ôtent à l’être humain sa liberté. Elle souligne que l’Udc doit continuer d’être le Laboratoire de la démocratie, des Idées positives et de construction. Tomaïno Ndam Njoya recommande que le parti doit multiplier la plantation de l’arbre de la paix, à l’image de celui reçu des mains des femmes participantes à la Tripartite. Aussi, l’Union démocratique du Cameroun doit continuer d’éduquer, de former les populations à la chose politique, économique, culturelle et sociale. De ce fait seront créés des espaces pour des activités vivantes, concrètes, mobilisatrices des populations. Pour terminer, elle a indiqué que l’Udc doit construire des bases solides sur le plan interne pour être au rendez-vous des dures compétitions sur le plan international. A toutes les instances du Parti, Tomaïno Ndam Njoya prescrit qu’elles sont toutes tenues de toujours porter haut, les fondements idéologiques et philosophiques, et l’Éthique Udc consacrés dans les textes fondamentaux. Elle a par ailleurs rendu un vibrant hommage au mentor du parti, le Dr Adamou Ndam Njoya qui s’en est allé le 7 mars 2020, homme pluridimensionnel, visionnaire, virtuose de la paix, président national pour l’éternité, pour ses grandes idées, ses grandes actions grâces auxquelles l’Udc s’est édifiée.

Présentation du livre « Les impatientes ». Elle est en phase avec le public dans la bibliothèque Dr Adamou Ndam Njoya.
Sa vie de jeune fille déchirée par l’harcèlement au mariage. Elle est mariée à 17 ans et en vivra un calcaire dans les liens de mariage.
Écrire pour se guérir, écrire comme exutoire. C’est après dix ans d’écriture qu’elle va publier, partager avec les autres. Elle a écrit pour dire non avec tout ce qu’elle a vécu chez son époux de Maire. On va lui imposer un confinement d’un an qu’elle n’acceptera pas. Juste après le mariage. le second mariage est aussi un Maire mais qui est violent et la frappait. Elle a écrit aussi pour se rebeller quand elle a compris que ses deux filles passeraient par le chemin. Le mariage forcé et la violence.
présentation toujours en cours. Très édifiant.
Léopold DASSI NDJIDJOU

Cette thématique a nourri toutes les réflexions à la place des fêtes du café, 15 ans après la 2ème édition en 2010 qui se préoccupait déjà de la place de la femme dans la filière au Cameroun. Il s’agissait en réalité d’une édition bilan du constat d’une avancée avérée des femmes qui sont sorties des plantations en leur qualité de main d’oeuvre servile pour conquérir les autres chaînes de production à l’exemple de la torréfaction, de la commercialisation, de l’exportation du café. Non seulement elles apportent de la valeur ajoutée pour tirer de grands gains, mais aussi les femmes sont les propriétaires des plantations de café aujourd’hui. Dans son discours d’ouverture des festivités, la présidente du Conseil d’administration de la coopérative agro-industrielle du Noun ( Coopagro), et présidente du syndicat des communes du Noun, Tomaïno Ndam Njoya, a ouvert une brèche sur les multiples initiatives pour sauver la filière dans la région suite aux différentes crises économiques et financières qui ont sinistré le secteur vers la fin de la décade 1980. “La Coopagro est à la base de la relance de la filière café. Depuis 2006,quand le Cameroun a décidé de s’engager plus fortement dans cette filière après la traversée du désert. Dans les années 1980, nous étions concurrents de la Côte d’Ivoire, avec une production de plus de 200.000 tonnes chaque année. Après la crise économique et financière qui a commencé vers la fin de la décennie 80, la production du Cameroun a commencé à chuter.Nous avons par conséquent adhéré à cette relance du gouvernement pour une production en qualité et en quantité”, a réaffirmé la patronne de la Coopagro tout en précisant qu’on est en période du début de la récolte du café et qu’on était là aussi pour encourager les producteurs de café au Cameroun, qu’on était dans le Noun qui est un bassin de production historique du Café au Cameroun, le café arabica et le café robusta. Après l’État qui soutient la filière et donc les femmes à travers le ministère de l’Agriculture et du développement rural ( Minader).

Sur ce point, elle a révélé qu’il y a deux jours, il y a eu à Malantouen la pose de la première pierre pour la construction d’un hangar financé par le Minader pour le stockage du café arabica et un autre à Kouoptamo pour stocker le café arabica. Tout en se félicitant avec toutes les femmes en présence du point focal genre au Minader, elle a demandé à cette dernière de transmettre les remerciements des femmes dans le café à qui de droit. Bien plus, l’honorable Tomaïno Ndam Njoya et par ailleurs présidente du syndicat des communes du Noun, a cité les partenaires en faveur des femmes dans la filière café au Cameroun. Il y a l’Association des femmes camerounaises dans le café; le Projet clé en main qui est une coopération entre la France et le Cameroun dans le cadre du jumelage entre les communes de Foumban et de Jouy-en-Josas. La phase 2 de ce projet s’occupe du jumelage entre les Syndicats des communes du Noun et le Projet clé en main qui est un projet du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. L’autre partenaire et non des moindres qui arrive dans le secteur est l’Indonésie avec la présence de son ambassadeur qui était la guest star de la fête. Il a d’ailleurs rassuré avoir eu des échanges fructueux avec la Coopagro dans le sens de trouver des voies et des moyens pour une production optimale dans l’intérêt des deux pays.

L’affirmation de la femme dans toute la filière café

C’est au cours des débats qu’on a pu découvrir le champ de la capacité des femmes le long de la filière café. La Pca de la Coopagro a par ailleurs indiqué que 15 ans après la deuxième édition portant sur la place des femmes dans la filière, il était important au regard du dynamisme et de l’énergie des femmes dans le secteur de faire en sorte de promouvoir les activités des femmes au-delà des plantations pour qu’elles soient au niveau de la transformation et de l’exportation. “Aujourd’hui, 15 ans après, nous allons avec le panel de discussion savoir où se trouve la place des femmes. Est-ce que les femmes sont toujours à 80% dans les plantations de café ? Est-ce qu’elles sont maintenant au niveau de la transformation ? Est-ce que ce sont des exportatrices? Tout à l’heure, il y aura un panel et dans le panel il y aura les représentants de ces différentes chaînes de valeur du café”, a confié l’honorable Tomaïno Ndam Njoya. Cette perception est en droite ligne avec la projection d’un film produit il y a une dizaine d’années où une fille déclare qu’elle aimerait épouser un homme qui fait dans le café. Et l’assistance de se demander pourquoi ne pas dire tout simplement qu’elle aimerait se lancer dans la filière. Les possibilités se multiplient pour les femmes aujourd’hui de faire leurs preuves dans toutes les chaînes de la filière. Au cours des débats, on a suivi des jeunes femmes torréfacteurs et propriétaires de plantation. C’est le cas de Samira, torréfacteur à la maison du café, (Lmc). “J’ai une plantation de Robusta. Aujourd’hui, je suis au niveau de la torréfaction. La jeunesse manque de discernement en ce qui concerne les possibilités qu’offre le secteur du café”, confie-t-elle. Quant à Cynthia, Batista à Lmc. “la préparation du café se fait aussi de manière chaude ou froide. On a aussi le café alcoolisé qui se fait avec des liqueurs, de la vodka et toutes sortes de mixages. Finalement, les clients apprécient. Championne barista du Cameroun en 2025. Je suis allée représenter le Cameroun en Tanzanie en février dernier. Je suis rentrée avec un esprit de combativité renforcé, tous les jurys et experts étaient des femmes. La place de la femme a évolué et évolue dans le café. On peut aller loin dans le café. Il faut y aller avec beaucoup de rigueur”, conseille-t-elle. Quant à Àïcha, présidente de la Coopagro à Kouoptamo, elle avoue qu’elle ne savait pas comment torréfier le café. “C’est au sein de l’association camerounaise des femmes dans le café que j’ai appris à torréfier, à faire la pépinière. Nous sommes des cultivatrices, des torréfacteurs mais nous n’arrivons pas à exporter. Il faut accompagner les femmes dans ce sens”, lance-t-elle avec une once de supplication à l’endroit de la Pca de la Coopagro. Au finish, la fête du café 2025 a étalé au grand jour le travail abattu pour que les femmes prennent la place qui est la leur au sein de toutes les chaînes de la filière café, de la pépinière jusqu’à la tasse.

Réactions.

Agung Cahaya Sumirat, ambassadeur de la République d’Indonésie au Cameroun

 » Travailler ensemble pour créer de meilleures opportunités dans la filière café. »

« Je suis très content d’être ici aujourd’hui à cette grande exposition faite par ma nouvelle amie, le maire de Foumban, Honorable Tomaïno Ndam Njoya. Me concernant particulièrement, je suis le nouvel et le premier ambassadeur d’Indonésie avec résidence au Cameroun. pour moi, c’est très spécial de savoir qu’il y a un type de café à Foumban appelé  » café arabica Java ». Je vais en savoir davantage plus tard. Ce café importé de mon pays qui peut bien produire à l’Ouest Cameroun! J’ai échangé longuement avec le Maire de Foumban sur les voies et moyens de travailler ensemble, de créer de meilleures opportunités pour l’apprentissage de la café-culture et d’autres méthodes et techniques agraires dans l’intérêt de l’Indonésie et du Cameroun. »

Tomaïno Ndam Njoya, Pca de Coopagro et marraine de la fête du café.

« Il faut garder l’espoir car il y a beaucoup à faire dans l’industrie du café »

« Nous avons commencé en 2009 la première édition de la fête du café. Et la deuxième année portait sur la place de la femme dans le café. Aujourd’hui 15 ans après, à l’évidence nous nous rendons compte que la femme est sortie de la plantation. La femme aujourd’hui est exportatrice, elle est transformatrice, elle est productrice. Elle ne travaille plus seulement pour le compte d’un propriétaire. Nous sommes sur le chemin de la production en qualité et en quantité. Dans les années 1900 le Cameroun était la seule zone en Afrique avec du café qui venait d’Indonésie. De ce fait, le Cameroun a une responsabilité historique pour retrouver une production florissante. Dans le cadre de la Coopagro, du Syndicat des communes du Noun avec nos partenaires Cle en main, avec le ministère de l’Europe et et des affaires étrangères de France, aujourd’hui avec Monsieur l’ambassadeur de la République d’Indonésie qui a accepté notre invitation. Il est venu et nous a présenté son grand pays . Nous voyons que nous avons beaucoup de similitudes non seulement avec cette variété du café Arabica que nous avons multiplié ici à la plantation, « arabica Java ». L’ambassadeur a pu toucher du doigt l’évolution des femmes dans la filière à travers les formations de nos partenaires, notamment l’Acram(l’Agance des cafés robusta d’ Afrique et de Madagascar), le Cicc, l’Oncc, le Minader. Il faut garder l’espoir car il y a beaucoup à faire dans l’industrie du café. »

Mme Andela Christine Yvonne épse Bounoung, représentante du Point focal genre du Minader. Représentante du ministre.

 » Pour que les femmes intègrent les différentes chaînes de valeur de la filière café »

« Le ministre de l’Agriculture mène beaucoup d’efforts pour intégrer les femmes dans les filières café pour une relance et pour la croissance économique du Cameroun. Vous savez, les femmes ont toujours été mises à l’écart dans les cultures de rente, elles ont toujours été utilisées comme la main d’œuvre. Mais le ministre à travers le point focal genre milite vraiment pour que les femmes puissent intégrer les chaînes de valeur de la filière café pour pouvoir et booster non seulement la productivité et l’économie du Cameroun, mais aussi ameliorer les conditions de vie de la communauté. Voilà ce que le ministère fait à travers le projet de la relance de la filière café »

Mme Mewabo Béatrice, réprentante Uccao dans la région du Centre

« Il faut la force de la jeunesse pour relancer la filière »

« Aujourd’hui, j’accuse la viellesse. La jeunessei ne veut pas prendre la relève. Les parents ne peuvent plus faire comme dans le temps. A l’époque ils avaient la force. C’est vrai, il y a eu la dévaluation, le coût du café a chuté, ce par quoi le café est passé. Mais aujourd’hui avec les efforts du Cicc, les efforts de l’Oncc, le Minader, tous sont derrière le café pour la reprise, mais la jeunesse continue de fuir. En dépit des formations lancées, on ne voit pas les jeunes surtout ici à l’Ouest. Au Centre, ça a pris. Si la jeunesse continue de fuir, cela va empirer la situation.  »

 

 

Propos recueillis par L.D.N.

 

Après avoir annoncé samedi dernier sa volonté de s’effacer pour céder la place à toute candidature qui ferait plus d’unanimité parmi ses pairs, une dizaine de leaders des partis politiques s’est aussitôt liguée derrière sa candidature.

La candidature de L’Honorable Tomaïno Ndam Njoya s’épaissit de jour en jour, c’est le moins que l’on puisse en dire. En dépit de ses dispositions affichées et déclarées de s’effacer si les circonstances l’exigeraient au profit d’un éventuel candidat qui aurait plus le vent en poupe qu’elle, la convergence autour d’elle ne faiblit point.Tout se passe un peu comme si ces leaders politiques ont apprécié la sortie de la candidate et ont tenu à lui faire savoir surtout comme l’affirment certains parmi eux, << elle a les mains propres. Loin des bruits des casseroles qui accompagnent certaines candidatures >>. Au nombre de ces leaders qui ont eu avec la candidate une réunion de concertation et de prospection liées à la présidentielle d’octobre prochain, il y’a le Dr Ayissi Yves Patrick de l’Unpj, Muliom Mama de l’Upc, Tule G. Roger de Dlc, Simo Mambou Isaac de l’Upa, Tamdie Benjamin de l’Ucpn, Wandja Micheline du Fc, Ibrahim Yiche de l’Acrtion, Bayemi André de Fdp, Shewa David Damuel Jestiel de Ld et Olinga Cyprien Aimé de Fdr entre autres. Tous ont dit, en plus des représentants de la société civile, leur ferme volonté de s’aligner résolument derrière la candidature de Tomaïno Ndam Njoya et de l’accompagner partout où besoin sera. Les réunions des prochains jours viendront les mettre d’accord sur l’essentiel des points dignes de convergence. Décidément, la vertu en politique fait des émules.

L’acte un de la journée s’est ouvert avec la visite de courtoisie aux autorités administratives.. La délégation s’est rendue tour à tour dans services du gouverneur et chez le sous-préfet de Maroua 1er. Après les autorités administratives, la délégation a mis le cap sur les espaces culturels de le ville. L’Espace public de Maroua, le Musée artisanal de Maroua et la bibliothèque Djaili Amadou Amal. Ce haut lieu de la culture compte environ 5000 livres.

L’acte deux et par ailleurs le clou de la journée marathon, est marqué par l’ouverture de l’atelier de formation des scrutateurs de l’UDC dans les bureaux de vote lors de la prochaine présidentielle d’octobre et aussi de l’installation des équipes de direction de la campagne à cette élection.

Formation des scrutateurs

Dans le Diamaré, Elecam va ouvrir 1223 bureaux de vote le 12 octobre prochain. Dans Maroua 1er où se tenait l’atelier 250 bureaux de vote seront ouverts. Ce tableau met en lumière la tâche herculéenne de la formation des formateurs des scrutateurs à Maroua. En lançant la formation qui se décline sur deux modules, L’Honorable Tomaïno Ndam Njoya a invité ses filleuls sur le terrain des enjeux politiques de cette élection présidentielle. Elle a rappelé que les électeurs sont les vrais souverains, ils détiennent le pouvoir. A aucun moment, il ne faut pas l’oublier, a-t-elle insisté. Toujours dans cette foulée, elle a souligné que sa responsabilité première est de demander à la population de Maroua et de tout le Cameroun de voter pour l’Udc. Une ère nouvelle est là, en toute rupture avec l’ordre de 1982, une ère nouvelle où tous les citoyennes et citoyens sont responsables, dans un Cameroun qui se construira par tous les Camerounais et pour tous les Camerounais. Un Cameroun où les libertés et les droits de tous sont assurés. Elle a davantage interpellé les femmes qui étaient les plus nombreuses à jouer le rôle qui est le leur. Elles sont les plus nombreuses et devraient savoir défendre leur droit en votant utile. Depuis 43 ans, la misère ambiante, le chômage touchent particulièrement les jeunes et les femmes pourtant les couches de la population la plus nombreuse. La mal, a-t-elle reconnu, vient surtout des décisions des pouvoirs publics qui sont prises sans aucun impact réel sur la vie des populations. En plus, elle a identifié les problématiques de l’insécurité et du changement climatique comme les facteurs clés du mal-être dans toute la région de l’Extrême-Nord. Suite à ceci, L’Honorable Tomaïno Ndam Njoya a invité particulièrement ces deux couches de la population à ne pas céder au découragement. Il est question d’aller voter massivement et surtout de surveiller son vote. Pour terminer la patronne de l’Udc a indiqué que des kits composés des textes du parti et des gadgets devaient être remis aux responsables locaux du parti à différents niveaux.

Échanges avec les apprenants

L’Honorable Tomaïno Ndam Njoya a voulu certainement booster le moral des apprenants en leur rappelant qu’ils sont un peuple résilient en dépit des difficultés ambiantes. En répondant aux diverses préoccupations, des points saillants suivants se dégagent. La nécessité pour l’Udc dans la région de s’organiser pour être forte. <<Si vous êtes organisés, vous allez pouvoir surveiller vos voix. Le Rdpc ne nous fait pas de cadeau. On se défend..on surveille nos votes>>, a-t-elle précisé.. A côté de l’organisation , il y l’engagement. C’est par là qu’on surveille son vote. Le 3ème point retenu est l’éthique républicaine si chaire à la candidate. Au Cameroun aujourd’hui, la parole donnée n’a plus de sens, aucune valeur n’est respectée. Il faut impérativement, a reconnu l’unique candidate femme à l’élection présidentielle, retourner au respect des valeurs même au sein de la République. Il faut respecter les lois et sanctionner ceux qui les violent. Les Institutions et les pouvoirs doivent être séparés. Dans ce sens , elle a indiqué l’impérativité d’une modification constitutionnelle. Avec. l’éthique républicaine l’administration doit être neutre. La politique est un art et une science. L’article 66 de la Constitution portant sur la déclaration des biens tarde depuis 1996. L’éthique est l’application et la sanction..Il faut aussi qu’il y ait un médiateur de la République, le défenseur de le République. Le Médiateur est une réalité qu’il faut au Cameroun pour préserver les droits des plus pauvres contre les plus puissants.

Samedi 02 août 2025 est une journée marathon pour l’opposition camerounaise. Une belle brochette de ses leaders se réunit dans < La ville historique > avant de mettre le cap chez le Fo’o Jean- Rameau Soukoudjou.

La premiere étape est le rassemblement des leaders des partis de l’opposition à la Maison de la Culture de Foumban pour une réunion à huis clos. A la sortie du conclave, ils publient une déclaration commune où ils affirment solennellement leur détermination inébranlable à faire face à la stagnation et à la menace existentielle que représente le régime au pouvoir depuis 43 ans. C’est compris, il est question de conjuguer les forces pour battre sans nuance le candidat du parti au pouvoir à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Pour y parvenir, ils mettent en avant trois points qui vont guider leurs actions politiques : le premier qui les préoccupe est l’unité dans l’action. Le second est une nouvelle vision pour le Cameroun alors que le troisième point est la mobilisation de tous les Camerounais. Il s’agit d’un appel des jeunes, des femmes, des hommes, de la société civile et de la diaspora, à se lever, comme un seul homme, déterminés, dans la perspective de la tenue de l’élection présidentielle à venir.

Dans ce sillage, ils s’engagent dans le choix d’un candidat consensuel autour d’un programme commun. Ils invitent par conséquent le peuple à jouer sa partition citoyenne en votant massivement.
Au nombre des signataires de de cette déclaration, il y a Tomaïno Ndam Njoya de l’Udc, Akere Muna candidat du parti Univers, NKou Mvondo du parti Univers, Célestin Bedzigui du Pal, Espoir Matomba du Purs, Prince Ekosso de l’Usdp, Baleguel Nkot de l’Upc, Dr Jacques Bougha du Mcnc, Karamoko Souleymane du Fsnc, entre autres.Il s’agit de toute évidence d’une stratégie de l’opposition à la recherche de des marques pour une victoire en octobre 2025.

Chez Fo’o Jean- Rameau Soukoudjou

S’il y a une valeur cardinale dont fait montre l’opposition camerounaise ces derniers temps, c’est bien la discrétion. Après Foumban, ces leaders ont mis le cap sur Bamendjou où les attendait le doyen des monarques du pays. A la chefferie de cet arrondissement dans les Hauts Plateaux de l’Ouest, ils sont à nouveau dans un huis clos avec le maître des céans. Après cela, tous reviennent dans la salle d’accueil, tenant chacun une tige d’arbre de la paix en main. Prenant la parole, il va dire clairement que si les leaders de l’opposition trouvent le consensus autour d’une candidature, le régime du président Biya sera battu à la sortie des urnes. C’est une pression supplémentaire pour de ces acteurs politiques qui viennent d’indiquer le sens de la marche à suivre à toute l’opposition politique du pays.

Sans nul doute qu’après le contentieux préélectoral qui s’ouvre devant le Conseil constitutionnel le lundi 4 août 2025, les rangs de l’opposition qui recherche une candidature de consensus vont se resserrer avec des nouvelles figures. Elles vont faire leur entrée dans la dynamique de Foumban du 2 août 2025. Le vent de Foumban semble souffler dans le bon sens pour l’opposition camerounaise, la direction à suivre pour entrer à Étoudi par la grande porte depuis le retour au multipartisme en 1990. Une longue marche dans le désert qui a forgé un caractère d’acier trempé chez bon certains leaders de l’opposition . On verra bien ce que le Souverain camerounais décidera le 12 octobre prochain.

 

A la sortie d’un conclave pour une candidature consensuelle face à un pouvoir de 43 ans, l’opposition camerounaise rend une visite de courtoisie à l’irréductible opposant, le Fo’o des Bamendjou, Jean-Rameau Soukoudjou.

Il s’agit d’un rare chef traditionnel à affirmer ouvertement son opposition au régime de Yaoundé. Il ne s’en cache pas. Ce n’est donc pas de manière voilée qu’il reçoit les leaders de l’opposition dont Tomaïno Ndam Njoya de l’Udc; Akere Muna, candidat du parti Univers; Célestin Bedzigui du Pal; NKou Mvondo de Univers; Baleguel Nkot de l’Upc; Espoir Matomba du Purs; Dr Jacques Bougha du Mcnc,; Karamoko Souleymane du Fsnc, entre autres. La bénédiction est donnée.