Maire de Foumban dans la région de l’Ouest, la présidente de l’Union démocratique du Cameroun sera également à sa première participation à ce scrutin.
Première participation et seule femme en lice pour la course à la magistrature suprême. Honorable Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya a toujours su imposer sa voix depuis trois décennies déjà dans l’univers politique camerounais. Présidente de l’Union démocratique du Cameroun (UDC), celle qui est aussi maire de Foumban depuis 2020 mène un double combat : la réforme de la chefferie traditionnelle, notamment chez les Bamouns, et l’alternance au sommet de l’État. Pour y parvenir, la « dame de fer », comme on la surnomme parfois, a su faire ses classes. Née en 1969, Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya grandit entre les villes de Yaoundé et Foumban. Après l’obtention de son baccalauréat A4 en 1987, elle rejoint la Faculté de droit et des sciences économiques de l’ex-université de Yaoundé, où elle obtient une licence en droit en 1990 et une maîtrise en droit public deux ans plus tard. Patricia Tomaino Ndam Njoya s’engage en politique dès 1991, en participant à des marches de l’opposition pour un retour au multipartisme. Elle rejoint l’UDC à sa création en 1991. Elle est élue député à l’Assemblée nationale pour le compte de cette formation politique, dans la circonscription du Noun au terme des élections législatives de 2007. Elle restera à l’Assemblée nationale jusqu’en 2020.
Sous sa casquette de député, elle a occupé le poste de secrétaire de la Commission des lois constitutionnelles, des droits de l’Homme et des libertés, de la justice, de la législation et du règlement, de l’administration à l’Assemblée nationale du Cameroun. Après le décès du Dr Adamou Ndam Njoya le 7 mars 2020, elle lui succède à la présidence de l’UDC, après la convention nationale de 2021. Entrepreneure et auteure, la candidate de l’UDC à la présidentielle du 12 octobre prochain dirige également une entreprise de café. Elle est par ailleurs présidente de l’Association des femmes camerounaises du café depuis 2016. La présidentielle du 12 octobre prochain constituera son premier challenge à ce niveau.
Source: Cameroon Tribune

